2009/06/29

From An American Cousin

My grandmother, Laura Major, and her young daughters entered the US at Ogdensburg, New York in June 1924. She was going to join her husband, Antonio, in buffalo where he worked for the Electric Company. Laura's two bothers and a sister already were established there. Like many before them, it was opportunity and the hope of a better life that led them to start anew.


My mother is the youngest child of Antonio Major and his wife, Laura Godin. Summer vacations meant a trip to visit family in Quebec. The long car ride, new straw hats and white shoes, dances in town, playing hide-and-seek with cousins, being frightened of the cow, mid-day meals with the farm workers, and her grandfather reading the Bible aloud before the meal -- these are the ;memories of a young girl.


When my mother was 15 years old, her mother dies, and the trips to Quebec stopped. Ten years later, her father passed away. As a young wife with her own family, there was no opportunity for vacations or even a brief trip to attend her father's funeral in Montreal.


And so, thirty years passed before Mother again returned to Quebec. We made the trip together . It was a sentimental and emotional week, one that neither of us will forget.


We drovethe roads of La Petite Nation north of Montebello, wandering from Harrington to Boileau and Namur. We picnicked along the River Rouge, visited the odl farms and every cemetery. We stayed at the Inn at Lac de Plages. Cousins in Notre-Dame de la Paix and Brookdale welcomed us. We enjoyed lively conversation, meals prepared with garden-fresh vegetables, fiddle music and impromptu dancing. One afternoon, the curate of Notre-Dame de Bonsecours in Montebello, graciously allowed me to study the original parish registers. The priest of St-Felix de Valois in Cheneville was equally hospitable.


In St-AndreD'Avellin, Mother pointed oiut wherehe uncles' business was located. There was a cheerful home next door that displayed the family name, and so we nervously knowed on the door, unannounced and not knowing what to expect.


The door opened and before we could introduce ourselves, her Aunt called Mother's name. We were astounded. Did her Aunt truly recognize her after all these years? Or had the network of news in a small town preceded us? It did not matter, there were tears and laughter, and the reminiscences began.


sharon


NB : The kind woman who welcomed us was the grandmother of our own Ruth Major Lapierre -though at that time I did not know it. But now, years later, we have connected.


__________


Une Cousine Américaine


Ma grand-mère, Laura Major, et ses filles sont entrées aux États-Unis à Ogdenburg, NY, en juin 1924. Elle allait joindre son mari, Antonio, à Buffalo où il avait trouvé du travail pour la Compagnie d’électricité. Les deux frères de Laura et une de ses soeurs s’y étaient déjà établis. Comme pour plusieurs avant eux, l’occasion et l’espoir d’une vie meilleure les avaient incités à recommencer à neuf.


Ma mère est la plus jeune fille d’Antonio Major et de son épouse Laura Godin. Dans ses souvenirs de fillette, le mot vacances évoquait voyage à la famille au Québec, longue route en auto, nouveaux chapeaux de paille et souliers blancs, danses en ville, jeu de cachette avec les cousins, peur des vaches, repas de midi avec les travailleurs des champs et voix de grand-père lisant la Bible avant de manger.


Quand ma mère a eu 15 ans, sa mère est morte et les voyages au Québec ont pris fin. Dix ans plus tard à la mort de son père, devenue jeune femme avec sa propre famille, il ne s’est pas présenté d’occasion de vacances ni même de possibilité de voyage éclair pour assister aux funérailles à Montréal.


Trente années ont passé avant que maman revienne au Québec. Nous avons fait le voyage ensemble pendant une semaine chargée d’émotions que ni elle ni moi n’oublierons jamais.


Nous avons suivi les routes de la Petite-Nation au nord de Montebello, nous sommes allées de Harrington à Boileau et Namur. Nous avons piqueniqué le long de la Rivière Rouge, visité de vieilles fermes et chacun des cimetières. Nous avons séjourné à l’auberge du Lac des Plages. Des cousins de Notre-Dame-de-la-Paix et de Brookdale nous ont accueillies. Nous avons eu des conversations passionnantes, savouré des plats préparés avec des légumes frais du jardin, écouté du violon et dansé sans façon. Un après-midi, le curé de Notre-Dame-de-Bon-Secours de Montebello m’a permis d’examiner les registres paroissiaux originaux. À Saint-Félix-de-Valois de Chénéville, le curé s’est montré aussi accueillant.


À Saint-André-Avellin, maman m’a montré l’endroit où son oncle brassait des affaires. Juste à côté, il y avait une pimpante maison où le nom de Major était en évidence. Nous avons frappé un peu nerveusement, ignorant ce qui nous attendait.


La porte s’est ouverte et avant même les présentations, la tante de ma mère l’a appelée par son nom. Nous étions ébahies! Comment avait-elle pu la reconnaître après toutes ces années? Le téléphone arabe des petites places nous avait-il précédées? Peu importe au fond : il y a eu des larmes, il y a eu des rires, et les souvenirs ont jailli.


Sharon Hughes Smits


NB : la femme qui nous a accueillies était la grand-mère de Ruth Major Lapierre, même si à l’époque, je l’ignorais. Maintenant, des années plus tard, nous avons établi le contact.

Ascendance Major
Sharon, Aline, Antonio, Augustin, Louis, Michel, Louis, Joseph, Etienne)






Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Vous avez un commentaire? You'd like to comment?