2009/06/28

Major dit Boutron Beautron Bosseron Bontron Beaudron

Depuis que je suis enfant, je sais que je suis une Major. Une Major dite Beautron, ai-je entendu le plus souvent. De temps à autre, quelqu'un m'a dit que j'étais plutôt une Major dite Boutron. Et plus récemment, peut-être même une Major Bontron. Enfin, j'ai appris qu'il s'est trouvé des Major Bosseron quelque part du côté de la Louisiane et des Major Beaudron en Californie et que nous serions tous apparentés à un ancêtre commun, major dans l'armée. Grâce à lui, nous aurions délaissé le patronyme sur lequel nous ne nous entendons toujours pas pour nous retrouver sous celui que nous partageons en anglais comme en français : Major.

Ces quinze dernières années, j'ai rencontré des Boutron qu'étaient beaux ou parfois, beaucoup plus rarement, qui étaient bons, qui étaient affublés de t, de d, de c, de ct ou de dt. Et tout ce monde-là, peu importait la finale, se rattachait à un même homme, un seul : Estienne, parti du village de Montussaint en Franche-Comté et arrivé en Nouvelle-France quelque part en 1702.

Tout sergent qu'il fût, mon Estienne n'était pas major, ni caporal, ni commandant. Il n'avait pas gravi les échelons militaires et avait quitté l'uniforme qu'il n'avait peut-être même pas vraiment porté (nous y reviendrons). Mais il avait appartenu pendant quelques-unes des délirantes années Lamothe Cadillac à la compagnie de Laforest – François Dauphin de son petit nom – du détachement des compagnies franches de la Marine, stationné au fort Pontchartrain de Détroit au début du XVIIIe siècle.

Dans les clubs et les groupes de généalogie, sur les forums Internet, j'ai évidemment rencontré des généalogistes passionnés, mais j'ai aussi fait la connaissance de cousins issus de germains, de petits-petits cousins, qui cherchaient comme moi leur route jusqu'à Estienne et qui essayaient de comprendre chacun, chacune son histoire propre depuis celle d'Estienne. J'ai eu envie de garder le contact, de préserver la richesse de nos échanges, la joie de nos découvertes.

Dans cet esprit, quoi de mieux qu'un blogue pour explorer à plusieurs ce qui a existé avant nous?

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Since I was a child, I knew I was a Major. Major dit Beautron, my family told me. From time to time, someone would say I was a Major dit Boutron instead. Recently, someone said maybe I was a Major dit Bontron. Yet I also learned there were some Major Bosseron in Louisiana and Major Beaudron in California. We are all related through a common ancestor. Because of him, we are left with a patronym on which we are unable to reach a consensus, but that will not divide us, the common name of Major.

In the course of the last fifteen years, I met some Majors that were Beau and then some that were merely Bon. Some others had ts or ds or cs or even cts or dts at the end of their names. All these people, were coming from the same ancestor, Estienne, who left the village of Montussaint in Franche-Comté and arrived in Nouvelle-France sometime in 1702.

Although he was a Sergent, Estienne was neither a major, nor a commandant, nor a corporal. He was never promoted and I doubt if he ever wore the uniform (I will get back to you on that one). During some of the extravagant years of Lamothe -Cadillac command in Detroit, he served in the “compagnies franches de la Marine” under Laforest -François Dauphin his Christian name- at Detroit’s fort Pontchartrain in the beginning of the XVIIIth century.

In genealogy clubs, groups and Internet forums, I met enthusiastic genealogists, and also I have met first cousins, second cousins, cousins once or twice removed, who were just like me trying to find their way to Estienne, trying to understand their own lives by understanding that of our common ancestor. I kept alive the desire to maintain a contact, to extend the richness of our exchanges and the joy of our discoveries.

With that in mind, what could be better than a blog to explore together what has been before us?









6 commentaires:

  1. Bravo, je vais suivre et répandre la bonne nouvelle

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  2. Vous connaissez sans doute l'Association des Major-Bontron d'Amérique (AMBA). Elle publie une revue à l'intention de ses membres. L'Estafette (clin d'oeil à l'ancêtre commun).
    www.genealogie.org/famille/major-bontron

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  3. Je connais l'association, mais je préfère la souplesse que confère le blogue.

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  4. Madame, je suis un assidu de votre blog et je vous dit merci pour votre travail et sa qualité. Pour ce qui est de l'association AMBA et votre blog, pour ma part les deux vont de paires et sont complémentaires. Par contre cela serait intéressant de vous rencontrer en personne lors de notre prochaine rencontre de famille organisé par cette association qui se tiendra à Maniwaki le 2 octobre 2011. Bien à vous. Jean-Pierre Forget,Varennes,QC e-mail j_p_forget(arobas)hotmail.com

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  5. Emmanuel Fournier est né à Saint-Jérôme le 16 septembre 1857. Il est le fils d’Alexandre
    Fournier et de Julienne Beautron-Major. Il fait ses études au Séminaire de Sainte-Thérèse
    puis entre en médecine à l’école Victoria à Montréal. En 1882, il épouse Antoinette Valois
    et pratique la médecine à Saint-Jérôme jusqu’en 1892. Il s’installe alors aux États-Unis,
    mais revient à Saint-Jérôme deux ans plus tard. On le connaît aussi comme échevin en
    1902 et de 1904 à 1907 puis comme maire de 1917 à 1919. C’est également lui qui a
    dessiné les plans du Parc Labelle ainsi qu’une «carte du Nord» pour le curé Labelle. On
    lui doit également une série de photos sur Saint-Jérôme au début du siècle qui a permis la publication de cartes postales. Il est décédé le 5 août 1920
    Une info que vous connaissez sans doute

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  6. @Anonyme5, j'ai recopié votre commentaire sur la page réservée au mariage d'Alexandre Fournier et Julienne Beautronc Major, en date du 25 octobre. Merci pour les précieuses informations que vous donnez aux lecteurs du blogue.

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