2009/11/15

Avant la sépulture d'Angélique Proteau, les registres de Saint-Antoine • Before the burial of Angélique Proteau: St. Antoine vital records


Je vous ai parlé d'un l'acte de sépulture de Saint-Denis-sur Richelieu transcrit par une religieuse de Saint-Antoine-sur-Richelieu, le village d'en face.

Si vous vous demandez comment il se fait qu'une religieuse d'un village transcrive un acte de sépulture d'un autre village, la raison en est à la fois toute simple et compliquée.

Michel Gervaise, curé fondateur de Saint-Antoine-sur-Richelieu, exerçait les fonctions curiales à Saint-Charles et à Saint-Denis (que de travail! que de distances à parcourir!). Les paroissiens de Saint-Antoine se rendaient à la messe, faisaient baptiser ou enterrer, se mariaient soit à Saint-Denis, soit à Contrecoeur. En 1750, l'évêque a jugé qu'il y avait suffisamment de personnes pour ouvrir une nouvelle paroisse à Saint-Antoine, Michel Gervaise a offert de s'installer là où on voudrait bien lui bâtir d'abord un presbytère pour habiter, puis une église, ce que se sont empressés de faire les Antoniens, au grand dam des Dyonisiens qui avaient refusé, entre autres parce qu'ils ne voulaient pas voir augmenter leur part de dîme.

Ainsi, de 1741 à 1750, jusqu'à la fondation de la paroisse de Saint-Antoine, les registres couvrant Saint-Antoine et Saint-Denis sont fondus dans le même registre (mais Saint-Denis a une copie*). Après 1750, il existe des registres différents.

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I told you about a burial record in Saint-Denis-sur-Richelieu transcribed by a nun typing the vital records of Saint-Antoine-sur-Richelieu, the village on the other side of the Richelieu. If you wandered why a nun transcribing vital records of one parish would transcribe the burial records of another parish, the reason is simple.

Michel Gervaise, founding parish priest of Saint-Antoine-sur-Richelieu, was a missionary in Saint-Charles and Saint-Denis (what a lot of work! what long distances to cover!) St. Antoine parishioners went to mass, got married, baptized or buried either at St. Denis or Contrecoeur. In 1750 the bishop thought there were enough people to found a new parish, and Michel Gervaise offered to go where people would agree to build first a parsonage for him to stay then a church. The people from St. Antoine eagerly accepted to do so, while the people from St. Denis refused -among other reasons because they did not want to supply for the eventual missing tithe.

So, between 1741 and 1750, le vital records of St. Denis and St. Antoine are inseparable: they all can be found in the St. Antoine register (It is generally accepted that St. Denis has a copy*). After 1750, the vital records registers are different.

Sources textuelles :
L'histoire de la paroisse de Saint-Antoine-sur-Richelieu a fait l'objet d'une publication. The history of the parish St. Antoine-sur-Richelieu has already been published in: Ruth Major Lapierre, «Sept curés et demi», Mille saisons : Saint-Antoine-sur-Richelieu, 1750-2000, Saint-Antoine-sur-Richelieu, Société historique et culturelle de Saint-Antoine-sur-Richelieu, 2000, p. 35-67.

* En 1998, en comparant les signatures dans l'un et l'autre registres dans le cadre de son impressionnant travail sur la famille Phaneuf, le chercheur Jean-Marc Phaneuf s'est aperçu que, contrairement à ce que l'on croit, l'original ne se trouve pas dans les feuillets de Saint-Antoine mais dans ceux de Saint-Denis, comme il se doit. Cette découverte est d'autant plus importante que Michel Gervaise a été accusé faussement d'avoir conservé par devers lui l'original des registres de Saint-Denis. Contrary to the common knowledge, the original register of vital records for St. Denis is not within the St. Antoine register (the St. Antoine register is a copy) but with the parish of St. Denis, as Jean Marc Phaneuf realized in 1998 when he compared the signatures of the vital records in St. Denis and St. Antoine. This discovery is important because Michel Gervaise has been falsely accused of keeping for himself the vital records of St. Denis. On peut lire à ce sujet; if interested: Guy Letellier et Jean-Marc Phaneuf, Claude-Mathias Fanef, ancêtre de tous les Phaneuf, Montréal, à compte d'auteurs, 1999, 221 pages.

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