2010/03/11

Marie Angélique Major la commère (la marraine) / the godmother

Nous voici de retour à la sépulture d’Angélique. Il reste encore deux éléments pour éliminer quasiment tout doute raisonnable et admettre que la sépulture d’Angélique Major de Sault-au-Récollet est bien celle d’Angélique Proteau.

Angélique Proteau n’est pas la seule à pouvoir s’appeler Angélique Major et à n’être plus très jeune. Sa fille Marie Angélique, née en 1707 à Détroit, aurait quasiment 60 ans en 1767. En outre, on ne connaît pas non plus le moment de son décès, on sait seulement qu’il a lieu après novembre 1764.

En essayant de trouver des actes qui la concernent, on arrive à un certain nombre d’actes qui nous permettent de savoir qu’elle est restée à Saint-Laurent.

On la voit qui assiste au mariage de sa sœur Marguerite avec Denis Hardouin le 28 janvier 1732, parce que son nom apparaît dans la liste des témoins au mariage.

L’année suivante, le 3 février, elle assiste au mariage de son frère Joseph. Encore une fois son nom apparaît dans la liste des témoins. Nous reviendrons d’ailleurs sur cet acte de mariage très particulier un peu plus tard.

En 1736, elle est marraine de sa nièce Marie Angélique (Joseph et Marie Anne Groulx). L’année suivante, une autre petite Marie Angélique vient au monde, sa nièce Desnoux Léveillé, fille de Jacques et de sa sœur Thérèse. Elle sera marraine. Trois ans passent encore et il naît un petit garçon au même couple : Joseph, dont elle sera aussi marraine.



Les années passent, les filleuls deviennent adultes et puis on la retrouve dans son rôle de marraine. D'abord dans l’acte de baptême de François Dithier, fils de François et Marie Madeleine Gendreau Lapoussière. La dernière fois qu’on la rencontre, toujours à Saint-Laurent, c’est dans l’acte de baptême de son petit-neveu, Louis Major, fils de Joseph (Joseph, Étienne) et de Marie Geneviève Barsalou, le 13 novembre 1764.

Je suppose, et il s’agit vraiment de supposition, qu’elle meurt au cours de l’année 1765. Le curé Jean-de-Dieu François Robert, en poste à Saint-Laurent depuis 1763, va mal. Il commence les actes et ne les finit pas; il semble complètement dépassé par la tâche comme on peut le constater facilement en examinant brièvement les actes que voici – les années précédentes il avait été rigoureux.




Ce que l’on remarque c’est que chaque fois qu’il est question d’elle on lit Marie Angélique ou Angélique Bontron - il n’est qu’à son baptême et à celui de Joseph Desnoux qu’elle est Boutron. D’autre part, chaque fois qu’elle est marraine, c’est toujours à Saint-Laurent, pas à Sault-au-Récollet.

Je suis persuadée qu’elle n’est pas la Marie Major enterrée au Sault-au-Récollet. Je suis convaincue qu’elle a, comme c’était la coutume chez les femmes non mariées, toujours porté le «nom de race», c’est-à-dire le nom du père : Boutron comme les gens disaient, ou Bontron comme Étienne lui-même le dessinait lorsqu'il «signait» son nom.


Sources :
Illustration de l'église La-Visitation-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de Sault-au-Récollet prise dans Charles P Beaubien, Le Sault-au-Récollet, ses rapports avec les premiers temps de la colonie, Montréal, C. O. Beauchemin,  1898, p. 310.
Sainte-Anne de Détroit, Wayne Co., Michigan, USA, 1704-1780, 1707, vraie copie P13 (8/253), B16 - original
Saint-Laurent, co. Jacques-Cartier, 1720-1748, F48V, M non numéroté
Saint-Laurent, co. Jacques-Cartier, 1720-1748, 1733, F53V54R, M non numéroté
Saint-Laurent, co. Jacques-Cartier, 1720-1748, 1736, F82R, B non numéroté
Saint-Laurent, co. Jacques-Cartier, 1720-1748, 1737, F98R, B non numéroté
Saint-Laurent, co. Jacques-Cartier, 1720-1748, 1737, F114V, B non numéroté
Saint-Laurent, co. Jacques-Cartier, 1748-1786, 1764, F92V, B non numéroté






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We're back to the burial of Angélique. There are still two elements to virtually eliminate any reasonable doubt and assume that the burial of Angélique Major in Sault au Récollet is that of Angélique Proteau.

Angélique Proteau is not the only one who might be named Angélique Major, and she is not alone being old. Her daughter, Marie Angélique, born in 1707 in Detroit, is almost 60 years in 1767. In addition, we do not know the time of her death, we know only that it occurs after November 1764.

In trying to find acts that concern her, we arrive at a number of acts that allow us to know that she remained in Saint-Laurent her whole life.

We know she attends the wedding of her sister Marguerite with Denis Hardouin on January 28, 1732, because her name appears among the witnesses to the marriage.

The following year, February 3, she attends the wedding of her brother Joseph. Again her name appears in the list of witnesses. We will return on this particular act of marriage later because it contains something important for the meaning of our name.

In 1736, she is godmother to her niece Marie Angélique (Joseph and Mary Anne Groulx). The following year, another little Marie Angélique is born: her niece Desnoux Léveillé, daughter of Jacques and her sister Thérèse. Three years pass and she will be again godmother, this time to Joseph, a boy born to the same couple.

The years pass, godchildren become adults and then we find her in the act of baptism to François Dithier, son of François and Marie Madeleine Gendreau Lapoussière.
The last time we meet, in Saint-Laurent still, is in the act of baptism of her great-nephew, Louis Major, son of Joseph (Joseph, Étienne) and Marie Geneviève Barsalou. It was November 13, 1764.

I suppose, and it is really a supposition that she died during the year 1765. The priest Jean de Dieu François Robert, parish priest of Saint-Laurent since 1763, is not well. He starts the proceedings, and does not end it completely, leaving many blanks, unable to carry out the task as can be seen easily by looking briefly acts as follows:

What we notice is that every time she is named her name is Marie Angélique or Angélique Bontron or Boutron - only in her baptism record she is Boutron. On the other hand, whenever she is patron, it is in Saint-Laurent, not in Sault-au-Recollet.

I am sure  she is not the Marie Major buried in Sault-au-Récollet. I am sure she has, as was the custom for unmarried women bore the name of race, that is to say the father's name:
Boutron as people always said, or Bontron like Etienne draw whenever he «signed».

2 commentaires:

  1. Je suis aussi à la recherche des descendants de Estienne Boutron dont particulièrement Louis Boutron dit Major marié à Marie Hardouin (n. 1779). Merci pour toute aide.

    Jacques R Forget, Gatineau, Qc

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  2. Pouvez-vous me contacter? ruthmajorlapierre@gmail.com

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