2010/06/07

Memorial Léo Major 1921-2008

photograph of Gate of Remembrance de Wayne Williams, from Milou's Memorial
En me promenant sur Internet à la recherche de pierres tombales de la famille Major, je suis tombée sur ce mémorial. J'ai contacté l'auteur, Milou, qui a gentiment accepté que j'utilise son article biographique. Les photographies de Léo Major (ci-dessous, et celle de la parade à Zwolle) lui ont été fournies par les proches de Léo Major.

photograph from Milou's Memorial
from the Major family
Léo Major est né le 23 janvier 1921 à New Bedford au Massachusetts, tandis que son père, Achille, oeuvrait à un contrat pour l'American Railroad Company dans le cadre d'un programme d'échange avec la compagnie des chemins de fer nationaux du Canada. À la fin du contrat, Achille Major et sa famille rentrent à Montréal d'où ils sont originaires. Achille Major et son épouse vont avoir treize enfants. À 14 ans, Léo quitte le foyer pour aller gagner sa vie, d'abord en agriculture, puis dans la construction, puis toujours dans ce domaine, dans le dynamitage.  À 18 ans, il se portait volontaire pour partir à la guerre.

Il existe énormément de documentation sur Léo Major et je vous invite à lire les magnifiques hommages qui lui ont été rendus sur le Web. Voici le texte du mémorial de Milou (traduction libre):

Figure militaire canadienne. Seul soldat canadien à recevoir deux fois la médaille DCM (Distinguished Conduct Medal), au Commonwealth, la deuxième récompense en importance accordée pour héroïsme au combat. Il a été le seul soldat des forces alliées à recevoir la DCM dans deux guerres différentes. Élevé à Montréal, il s'est joint au régiment de la Chaudière à l'âge de 19 ans en 1940 et a servi en Europe comme éclaireur et tireur d'élite au cours de la Seconde Guerre mondiale.
Malgré qu'il ait perdu un œil lors de l'explosion d'une grenade au Jour-J de l'invasion en Normandie, il a refusé de quitter le front et soutenu qu'il n'avait besoin que d'un œil pour utiliser le viseur de son fusil. En 1944, il a capturé un commandant allemand et obtenu la reddition de 93 soldats durant la bataille de Scheldt dans le sud des Pays-Bas. 
Le 14 avril 1945, le soldat Major a, seul, libéré la ville de Zwolle en lançant des grenades et en amenant les Allemands à croire que l'armée canadienne les avait encerclés. Pour cet acte de bravoure, il a reçu la DCM.
 photograph from the interview with Lloyd Robertson,
Stitchting Collection Zwolle
1940-1945 / HCO Zwolle, Netherlands

À la fin de la guerre, il est rentré chez lui et a travaillé comme plombier. En 1950, un commandant canadien lui a demandé de joindre le Royal 22e Régiment; il est alors devenu caporal. Il a mérité sa seconde DCM pour acte de bravoure après avoir mené une équipe de tireurs d'élite lors de la capture d'une cible importante, la colline 355, et l'avoir gardée pendant trois jours jusqu'à l'arrivée des renforts.

Après la guerre, il a vécu avec sa famille sur la Rive-Sud de Montréal jusqu'à sa mort en 2008, à 87 ans.

Il a effectué plusieurs voyages aux Pays Bas où on lui voue une grande admiration et où on l'a fait citoyen honoraire de la ville de Zwolle.
 photograph from Milou's Memorial
from the Major family

«Je me suis battu avec juste un œil, et j'ai bien réussi.»
photograph from the interview with Lloyd Robertson

Léo est une personne qui nous est très chère : il est l'un de nos symboles de la fin de la guerre […] le son de ces jours-là.  - Wil Cornelissen dans le reportage de LLoyd Robertson
 L'an dernier, la ville de Zwolle nommait une rue en son honneur, la rue Leo Major; de son vivant, en 2005, elle en avait fait un citoyen honoraire.

le panneau de l'avenue Léo Major dans la ville de Zwolle aux Pays Bas,
en l'honneur de Léo Major, libérateur de la ville le 14 avril 1945;
photo prise le 14 avril 2009 par Jocelyn Major
Le régiment de la Chaudière remet chaque année le trophée Léo Major à la compagnie qui s'est le plus illustrée lors de compétitions.

Léo Major repose au champ d'honneur de Pointe-Claire.



Sources et lectures complémentaires / References and further readings :
T. Robert Fowler, «Biographie militaire : soldat Léo Major, D.C.M. avec agrafe», Le Journal de l'Armée du Canada, vol. 11., automne 2008, p. 124-131.
T. Robert Fowler, «Léo Major, DCM and BAR», Korea Veterans Association of Canada/ L'Association canadienne des vétérans de la Corée
Tony Atherton, «Canadian heroes relive their battles: One-eyes private single-handedly rid Dutch town of Nazi occupiers», The Ottawa Citizen, May 7, 2005.
Jocelyn Major, «Léo Major, l'honneur d'un Canadien: n'oublions jamais», Histomag 44, numéro 57, décembre 2008-janvier 2009, p. 12-24.
Wikipedia Léo Major
Jean Marc Major «Léo Major, un héros de deux guerres», L'Estafette, vol. 5, numéro 2, juillet 2006, p. 4-7.
Guy Paul Major et Jean Marc Major, Mémorial à Léo Major - sans titre en page couverture, mais «Léo Major, notre héros national» (en page 10), L'Estafette, vol. 7, numéro 3, p. 1, 10-11.
Matt Landon, «Leo Major», The Hero Construction Company, March 26, 2007.
Matt Landon, «An Interview with Leo Major», The Hero Construction Company, July 2, 2007.
Matt Landon, «Leo Major has died», The Hero Construction Company, October 20, 2008.
Matt Landon, «Leo Major Lane», The Hero Construction Company, April 26, 2009.
Matt Landon, «Are Soldiers Heroes?», The Hero Construction Company, July 16, 2009.
MegaUpload: Leo_Major.divx
Canadian Press/CTV Only Canadian twice awarded Distinguished Medal dies____________

Looking around the Internet in search of Major family tombstones, I came across this memorial. I contacted the author, Milou, who has kindly agreed that I use his biographical article. The photographs were provided to him by relatives of Leo Major (the photo that appeared in the French part of this post of Leo Major as a young soldier, and the photo of the parade in Zwolle).

Léo Major was born January 23, 1921, in New Bedford, Massachusetts, while his father, Achille, was working a contract for the American Railroad Company as part of an exchange program with the National Railway Canada. At the end of the contrac, Ahille Major and his family returned to Montreal where they originate. Achille Major and his wife will have thirteen children. 

At 14, Léo lect home to earn his living, first in agriculture, and in construction, then, still in this area, in the dynamiting.

At 18, he volunteered to go to war. 

There are a lot of documentation on Léo Major and I invite you to read the wonderful tributes that have been made on the Web. Here is the text of Milou's Memorial:
Canadian Military Figure. He was the only Canadian soldier to twice receive the Distinguished Conduct Medal, the Commonwealth's second highest award for gallantry in action. He was the only Allied soldier to be awarded the DCM for two different wars. Raised in Montreal, he joined the Régiment de la Chaudière at age 19 in 1940 and served in Europe as a scout and a sniper during World War II. Despite losing an eye in a grenade blast during the D-Day invasion of Normandy, he refused to leave the front lines and insisted that he needed only one eye to sight his rifle. In 1944 he captured a German commander and forced the surrender of 93 soldiers during The Battle of the Scheldt in southern Holland. On April 14, 1945 Private Major single-handedly liberated the town of Zwolle by setting off grenades and tricking the Germans with the impression that the Canadian Army had them surrounded. For this action, he was awarded the DCM. At the end of the war he returned to Canada and worked as a pipe fitter. In 1950 during the Korean War, he was asked by a Canadian commander to join the Royal 22e Régiment and held the rank of Corporal. He won his second award for bravery (Bar to DCM) after leading a sniper team to capture a key target, Hill 355, and holding it for three days until reinforcements arrived. After the war, he lived with his family on the South Shore, Montreal until his death at age 87. He made many trips to the Netherlands and was revered as a hero and honorary citizen of Zwolle. "I fought the war with only one eye, and I did pretty good."
 Léo is a very special personality for us: he is a symbol of the end of the war […] the sound from those days. - Wil Cornelissen dans le reportage de LLoyd Robertson
Last year the city of Zwolle gave his name to a street: Leo Majorlaan. When he was still alive in 2005, the city made him honorary citizen. 

Each year the Régiment de la Chaudière gives a special award: the Leo Major Award, that goes to the company that performs best in competition.

References and further readings:
T. Robert Fowler, «Biographie militaire : soldat Léo Major, D.C.M. avec agrafe», Le Journal de l'Armée du Canada, vol. 11., automne 2008, p. 124-131.
T. Robert Fowler, «Léo Major, DCM and BAR», Korea Veterans Association of Canada/ L'Association canadienne des vétérans de la Corée
Tony Atherton, «Canadian heroes relive their battles: One-eyes private single-handedly rid Dutch town of Nazi occupiers», The Ottawa Citizen, May 7, 2005.
Jocelyn Major, «Léo Major, l'honneur d'un Canadien: n'oublions jamais», Histomag 44, numéro 57, décembre 2008-janvier 2009, p. 12-24.
Wikipedia Léo Major
Jean Marc Major «Léo Major, un héros de deux guerres», L'Estafette, vol. 5, numéro 2, juillet 2006, p. 4-7.
Guy Paul Major et Jean Marc Major, Mémorial à Léo Major - sans titre en page couverture, mais «Léo Major, notre héros national» (en page 10), L'Estafette, vol. 7, numéro 3, p. 1, 10-11.
Matt Landon, «Leo Major», The Hero Construction Company, March 26, 2007.
Matt Landon, «An Interview with Leo Major», The Hero Construction Company, July 2, 2007.
Matt Landon, «Leo Major has died», The Hero Construction Company, October 20, 2008.
Matt Landon, «Leo Major Lane», The Hero Construction Company, April 26, 2009.
Matt Landon, «Are Soldiers Heroes?», The Hero Construction Company, July 16, 2009.
MegaUpload: Leo_Major.divx
Canadian Press/CTV Only Canadian twice awarded Distinguished Medal dies

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